Cet article n'a aucun fondement scientifique. Il a été rédigé par des « scientifiques » peu scrupuleux à une époque où le bloutchmork était mal connu.
Les résultats des recherches du ministère sont condensés sur cette page, et sont éliminées les considérations scientifiques trop poussées. Voici les articles parus et à paraître : <ol> <li><a href="#bloutchmork">Le Bloutchmork, écosystème et évolution</li> <li><a href="#bloutchmork2">Biologie du Bloutchmork</li> <li><a href="#bloutchmork3">Comportement</li> <li><a href="#bloutchmork4">Le Bloutchmork, une espèce en voie d'extinction ? </li> <li><a href="#bloutchmork5">Elevage du Bloutchmork - annexe de l'article précédent.</li> <li><a href="#bloutchmork6">Le Bloutch, mode de fabrication</li> <li><a href="#bloutchmork7">Le Bloutch, analyses & Interprétation</li> </ol> <a name="bloutchmork">
Etudes réalisées par une équipe Irualne avant le décret promulgant l'interdiction d'aterrir sur la planète. Le Bloutchmork, organisme très particulier dans la galaxie, une des rares formes de vie non importées par l'homme, n'existe que par son écosystème particulier. Il est donc vital de comprendre celui-ci avant d'aborder la physiologie du Bloutchmork. <h3>1. Données physiques pour la planète des Bloutchmorks, LT6854-XT</h3> <ul> <li>L'animal vit sur une lune dont la masse correspond à 0.18 masses terrestres, ce qui donne une pesanteur de grosso modo 1/5 G.</li> <li>L'atmosphère est très ténue, on a des pressions de l'ordre du 10e de Bar, composée de dioxyde de carbone à 80%, et d'hydrogène pour les 20% restants. On note des traces d'oxyde de soufre d'eau et d'oxygène. De terribles tempêtes balaient la surface de LT-6854-XT.</li> <li>La planète est en orbite autour d'une planète gazeuse géante située à 1,5 U.A. de l'un des soleils et à 3U.A de l'autre. Sa période synodique est de 1,3 années standard. La grande masse de la planète géante limite la densité de l'atmosphère et entraîne de formidables effets de marées, qui entraînent un volcanisme extrêmement actif et de forts bouleversements du manteau planétaire.</li> <li>Pendant la moitié de l'année, il n'y a pas de nuit : le schéma suivant vous explique clairement pourquoi. Ce phénomène entraîne de violents vents cisaillants entre les hémisphères, en perturbant les cellules de Hadley de l'atmosphère, ce qui cause des tempêtes perpétuelles pendant "l'été"</li> </ul>
<ul> <li>La température à la surface atteint en été 45° le jour, 30° le jour et 5° la nuit en hiver.</li> <li>La magnétosphère de la géante gazeuse protège LT6854-XT des particules ionisées émises par les soleils, et rendent possible la survie des Bloutchmorks.</li> <li>Présence d'une légère hydrosphère : lacs et mares.</li> </ul> <h3>2. Evolution & écosystème</h3> Pour comprendre la vie actuelle, il faut remonter à ses origines, qui tiennent du miracle, tant les coincidences étaient faibles pour que les évenements les plus plausibles (et donc sans doute les vrais - Rasoir d'Occam) se produisent. Il est possible de décrire l'aube de la vie sur LT6854 en analysant les bactéries contenues dans de grands bassins d'impacts, vestiges de lacs. L'apparition de la vie est probablement due à la collision à faible vitesse de noyaux cométaire de la planète. Un bolide de taille importante, plusieurs dizaines de kilomètres, s'est vraisemblablement abattu sur la planète, et forma un grand lac dans le cratère formé, après que l'eau qu'il contenait et s'était vaporisée se soit partiellement condensée au point de chute. Cette recondensation à l'endroit même de l'impact a été possible seulement par un jour calme, ce qui arrive au solstice d'hiver sur LT6854, habituellement balayée par les tempêtes. Des réactions chimiques dans ce solvant tombé du ciel ont permis la création, à partir des molécules carbonnées de la météorite, des molécules prébiotiques de base, qui comme sur la terre, ont donné naissance à des bactéries simples, bâtissant leur matière organique par chimiosynthèse des sulfures -abondamment produites par les volcans parsemant la planète-, à l'instar des bactéries des grandes profondeurs terrestres.
Photo prise par une sonde - Observez les tapis d'algues rouges et le fort volcanisme Malheureusement, ces lacs avaient une durée de vie limitée, qu'on estime à 30 millions d'années, et les susdécrites bactéries, respirant à l'origine l'oxygène (contenu dans le noyau cométaire et libéré des roches planétaires fondues par l'impact) pour, évidemment, oxyder les sulfures ont dû en quelques millions de générations devenir anaérobiques, et se mettre à respirer de l'hydrogène! Je ne traiterai pas de façon poussée de la chimie, très complexe, de ces super-bactéries qui fonctionnaient plus par chimiosynthèse des sulfures, ne pouvant plus les oxyder, faute d'oxygène ! Un système photosynthétique, n'utilisant pas la chlorophylle, mais un composé rougeâtre s'est mis en place, . En gros, on pourrait vulgariser ces réactions ainsi : Dihydrogène (H<sub>2</sub>) + Nitrates du sol (NO<sub>3</sub><sup>-</sup>) + Dioxyde de carbone (CO<sub>2</sub>) ==photosynthèse==> Matière organique (C,H,O,N) + Eau (H<sub>2</sub>O) On remarque que l'eau est un produit de la vie dans ce système, et non pas un besoin. Ces bactéries rougeâtres se sont rapidement développées, les conditions de vie étant très favorables : fort ensoleillement pendant le jour, et abscence de nuit pendant la moitié de l'année. Ressources quasi-illimitées, car fort volcanisme. Les tempêtes aidant, elles se sont réparties sur TOUTE la planète, et lui ont conféré la belle teinte rougeâtre qu'on lui connait. Après plusieurs centaines de millions d'années d'évolution pépère, pendant lesquelles les bactéries rouges sont devenues des algues de même couleur, est apparu le premier être hétérotrophe de l'écosystème, que l'on désigne comme le Proto-Bloutchmork : c'est un être phagocytant de taille importante, si l'on prend le point de vue des algues : celui-ci mesure 20 fantastiques millimètres, et ressemble à une bille molle, roulant au gré du vent et avalant tout ce qui passe à sa portée ! Etant donné que les proies sont légion, ce nouveau système est rentable, et le Proto-Bloutchmork évolue lentement vers l'animal que l'on connaît aujourd'hui. <a name="bloutchmork2">
Tous les enfants ont vu un holo-film sur les bloutchmorks, une des rares -et lucrative- espèce autochtone de la galaxie. Et tous ont trouvé que ce bestiau était franchement moche. On peut également en voir dans certains zoos, où ils sont maintenus en vie (avec difficulté) dans des caissons hypobars à atmosphère reconstituée. Je me demande pourquoi, d'ailleurs, car ce n'est ni émouvant comme une gazelle ni majestueux comme un grand félin, bien que ce soit le prédateur le plus terrible originaire de la galaxie. Enfin, mon avis n'a pas à apparaître dans ce texte objectif... Le corps du Bloutchmork a l'apparence d'un oursin, d'une 60aine de cm de diamètre, ayant 12 courts piquants et possédant une teinte rosâtre, due à son alimentation (telle la coloration des flamants roses due aux crevettes dont se nourrit le volatile). Le corps central du Bloutchmork s'organie autour d'un squelette cartiliagineux très particulier, en forme d'hexaorthoèdre (voir schéma), constitué de l'accumulation de morceaux de cartilage de courbure négative à 6 angles droits. La taille de l'animal est donc limitée par ce corps, qui cesse de grandir quand la complexité géométrique du squelette est telle que sa fragilité devient trop importante. Les cavités formées sont emplies d'une sorte de gelée rosâtre riche en matière organique et dans laquelle baignent les organes vitaux.
Les épines du Bloutchmork sont constitués de tissus fibreux creux et semi-rigides plantés dans les extrémités du squelette du corps central du Bloutchmork, ce qui limite l'amplitude de leurs mouvements à un secteur de 15°. Vers l'extrémité du piquants se trouvent des ocelles, sortes d'yeux primitifs permettant à l'animal de percevoir des changements importants de luminosité. On trouve également à l'extrême bout du piquant une valve qui permet à l'animal d'avaler ses proies sans coup férir, et de respirer l'hydrogène nécessité par sa respiration. Les aliments et l'air parcourent alors l'oesophage situé au centre du tube, et baignant dans la même gelée que celle décrite précédemment. Ces épines servent d'organes locomoteurs et de stabilisateurs lors des tempêtes. Les aliments sont traités dans un intestin occupant la majeure partie du corps central, et les déchets repartent de la même façon qu'ils sont arrivés. Les nutriments et l'hydrogène passent par la membrane de l'intestin et se retrouvent dans le gelée susdécrite. Les informations obtenues par les ocelles sont traitées par une ébauche de ganglion cérébroïde, qui gère visiblement le mouvement erratique des piquants, permettant au bestiau de se déplacer à l'allure de quelques mètres/jour. L'animal n'a aucun réseau de vaisseaux sanguins, mais la gelée interstitielle permet de transmettre par diffusion (égalisation des concentrations) aux divers organes qu'elle baigne tous les nutriments et l'hydrogène nécessités. Les déchets sont evacués par son entremise et repassent dans l'intestin, et non pas dans un système urinaire comme chez l'humain. La peau du Bloutchmork est formée par la juxtaposition de polymères, ce qui lui confère une asssez grande résistance, mais un souplesse quasi-nulle. Le Bloutchmork mue, peu avant sa reproduction. Sous la peau se trouve une couche gélatineuse, servant de réserves de molécules CHO (graisses, sucre) à la bestiole. Une autre caractéristique étonnante du Bloutchmork est son mode de reproduction atypide pour un être pluricellulaire. Si la vie sur LT6854 a inventé les êtres multicellulaires, elle n'y a pas importé la reproduction sexuée (pauvres bêtes, leur vie doit être bien terne - mais mon opinion ou rien, vous savez...) et les Bloutchmorks se reproduisent pas sissiparité : une fois sa taille maximale atteinte (vers 5/6 ans), c'est-à-dire quand son squelette a atteint sa taillle maximale, un des morceaux de cartilage du Bloutchmork se désolidarise des autres, s'entoure d'une bille de gelée, et des quelques cellules appartenant à d'autres organes qu'elle contient, puis se munit d'une peau, avant d'être éjecté. Il va sans dire que le génome de l'animal est très pauvre, dont les seules variations sont les erreurs et anomalies génétiques produites lors du renouvellement cellulaire. En raison du faible diamètre des tubes respiratoires et de l'absence d'un système d'aspiration, le Bloutchmork, s'il ne peut bénéficier d'un courant d'air, meurt rapidement. <a name="bloutchmork3">
Les moeurs du Bloutchmork ne peuvent être décrites que de façon succinte, à cause de leur pauvreté ! En effet, ce bestiau passe sa vie (18 ans en moyenne) à bouffer les algues tapissant son habitat restreint (dans toute sa vie, un Bloutchmork parcourt à peine quelques centaines de mètres), et va se réfugier pendant les tempêtes estivales dans un repli de terrain, pour se reproduire. Reproduction : Le Bloutchmork atteint l'âge de se reproduire vers 6 ans standards, et continue de se reproduire toute sa vie, avec une fréquence d'une sissiparition par an, fréquence diminuant en moyenne avec l'âge. 70% des nouveaux animaux meurent avant leur âge de reproduction. Peu prolifique, en gros... Les légers rejetons sont abandonnés au vent, qui facilite leur essaimage, mais peu leur causer quelques désagréments à l'atterrissage (c'est d'ailleurs ainsi que l'on a découvert le Bloutch)... Sapience : Néant. Aussi con que les algues dont il se nourrit (pas de remors à en tuer un, alors....) Signe particulier : A la fin de l'été, les tempêtes se calment pendant quelques jours, et tous les Bloutchmorks sortent de leur trou pour se hisser aussi rapidement qu'ils le peuvent pour s'arrêter sur la première éminence qu'ils "voient" grâce à leurs ocelles. Le paysage d'ordinaire rouge se couvre de taches roses, et cela jusqu'aux tempêtes suivantes. Ce phénomène reste inexpliqué. <a name="bloutchmork4">
L'analyse des données est plutôt coton, j'ai pu me baiser de façon idiote, aussi lisez tranquillement... Calculons le taux moyen de renouvellement de l'espèce, dans des conditions naturelles. Population : 60 x 10<sup>6</sup> animaux Durée de vie : 20 ans Taux de survivants atteignant la maturité sexuelle : 30% Une Petite Demi-Pyramide des âges naturelle :
Population en âge de se reproduire : les animaux en dessous de 6 ans sont immatures, et représentent 32% de la population. 68% ont donc l'âge requis pour la sissiparition. Un Bloutchmork se reproduit tous les ans de 6 à 16 ans (40% de la pop), puis tous les 2 ans de 16 à 22 ans (28%). D'après la pyramide des âges, ça nous fait pour chaque année un nombre de naissances de : 32,4 millions d'animaux. A ce chiffre il faut retrancher les animaux qui meurent avant d'atteindre l'âge de reproduction, et celui des autres morts (accidents -souvent dus aux tempêtes-, vieillesse -un exploit-), estimé à 9,69 millions d'individus en âge de procréer. On trouve un accroissement annuel efficace (reproduction) de : 30 000 individus. La production galactique de Bloutch nécessite 100 000 animaux par année standard. Cette production est alimentée par les braconniers sans foi ni loi qui sévissent ici-bas... Une simple soustraction, et on trouve un déficit de 70 000 bestiaux. Ce chiffre est en augmentation rapide, car les animaux tués ne se reproduisent plus, évidemment. C'est comme pour les intérêts à la banque : ça fructifie, mais là, CONTRE les Bloutchmorks ! Le Bloutchmork est en voie d'extinction, et d'ici l'année 3259, la population sera entièrement détruite. <a name="bloutchmork5">
De nombreuses personnes considèrent que l'élevage du Bloutchmork relève de l'impossible. Les récentes études ont démontré que ceci était tout à fait possible, mais extrêmement coûteux à mettre en place. En effet, les calculs montrent que dans les conditions optimales, il faudrait au minimum 93 ans à un élevage pour s'amortir, après son lancement effectif. Néanmoins, comme la survie de toute l'espèce semble en jeu, ces investissements doivent être réalisés, afin que l'humain n'aie pas un génocide animal de plus à son actif, après ceux des bébés phoques, des charançons, du dodo et du bacille de la variole... Cet article a pour but de décrire pas à pas la possible "Bloutchmorkoformation" d'une lune appartenant à la Fédération Irulane afin d'alimenter la consommation galactique de Bloutch, puis les méthodes afin d'accroître le rendement. <h3>1. Terraformation - Carnets des équipes scientifiques</h3> <h4>1.1 Découverte de LT-8751 WZ</h4> Depuis plusieurs mois, un programme scientifique avait été lancé par le gouvernement Irulien, sur ses deniers propres (pensons aux droits d'exploitation) afin de rechercher des planètes propices à l'élevage du Bloutchmork, chose ardue au possible. La candidate idéale semblait impossible à trouver ; sur les archives impériales, aucune des planètes appartenant à un système binaire composé de deux étoiles semblables au soleil (environ 810 systèmes dans la galaxie) ne correspondait à LT-6854 : la taille limite d'un astre pour qu'il figure sur la carte galactique est de 0,5 masses terrestres, et une soeur de LT-6854 en pèserait le tiers. On renonça rapidement à trouver une planète parfaite, pour se rabattre sur des astres approchants. Dans les 810 systèmes concernés, seuls 253 avaient leurs soleils suffisamment écartés. Dans ces 253 systèmes, seuls 49 possédaient des géantes gazeuses situées à des distances voisines de celle de la planète autour de laquelle orbitait LT-6854. 8 vaisseaux furent envoyés sur place... Le 0.205, à 18h -temps cosmique-, le navire de recherches Prométhée émergea de son trou de ver à la lisière du système ***/*** (les coordonnées doivent rester secrètes) et mit le cap vers la planète n°3, la géante gazeuse. Malheureusement, il n'y avait aucun satellite correspondant à nos besoins autour de celle-ci. Néanmoins, un étudiant, qu'on avait laissé balayer le sol de l'observatoire du vaisseau fit une splendide découverte : un astre, que tout autre aurait considéré comme inutilisable : située dans l'équivalent local de la ceinture de Kuiper solaire, cette planète avait des points communs avec Pluton : un diamètre de 2567 km, une orbite très inclinée par rapport à l'écliptique (12°), un orbite excentrique, et une température de surface de -168°C. En revanche, LT-8751 était entièrement composée de roches, couvertes d'une épaisseur de glaces de dioxyde de carbone. Sa situation, à une moyenne de 9 UA de l'endroit où il aurait fallu qu'elle soit, était le principal obstacle à son utilisation pour nos sombres desseins d'alcooliques... Euh ! De chercheurs, je voulais dire ! <h4>1.2 Le morceau de bravoure : adapter les principales caractéristiques de LT-8751</h4> Avant de commencer à relater cette phénoménale aventure, je tiens à vous rappeler que 52 personnes sont mortes lors des opérations : 51 à cause des privations engendrées par l'embargo sur les substances euphorisantes et les alcools frappant le système ***/*** ; et la dernière, le contrebandier qui avait tout de même réussi à nous amener du matériel de recherche (oui, d'accord, du Bloutch) mais qui avait eu la mauvaise idée d'aller cuver ses fournitures scientifiques en plein dans la zone d'impact (Voir plus bas) La première tâche à accomplir fut de mettre LT-8751 en orbite autour de la planète n°3. On trouva même une solution idéale pour le faire, et qui nous évitait du même coup de nous ennuyer avec le problème de l'hydrogène dont aurait besoin l'atmosphère de la planète, avant que l'on lance l'élevage. Le chimpanzé du bord (auxilliaire du mécanicien), que l'on avait laissé dans l'observatoire pour balayer, pour remplacer l'étudiant qui avait été nommé rapidement comme docteur en astronomie sur Irulan, faussa le mécanisme du télescope et tomba sur une comète de taille impressionante, assez proche de LT-8751, et dont le spectre signalait la présence d'hydrogène. Après de fastidieux calculs, on disposa des réacteurs sub-luminiques en des points stratégiques de la comète, et ce fut le coup d'envoi de la plus formidable partie de billard céleste : pour corriger l'orbite de cette comète, on lui fit frôler la planète gazeuse qui par effet de fronde gravitationelle l'expédia vers son but, après un passage dans un nuage cométaire, qu'elle entrîna à sa suite. Résultat des courses, une trentaine de comètes frappèrent coup sur coup LT-8715, ce qui déstabilisa son orbite et la dirigea vers la planète gazeuse géante, mais entraîna par malheur la mort du contrebandier alimentant les scientifiques. En s'établissant près de la géante, LT-8715 vit ses calottes glaciaires et les morceaux de comètes la couvrant fondre, la dotant d'une atmosphère, ténue, assez proche de celle de la planète des Bloutchmorks, quoique légèrement moins riche en dihydrogène. Les effets de marrées ne tardèrent pas à se faire sentir, et les volcans se mirent à pousser comme des champignons (vénéneux, car le souffre n'est pas génial pour les humains, même si on dit qu'il dégage les voies respiratoires... <h4>1.3 Introduire le Bloutchmork sur LT-8751</h4> Note : en raison de l'interdiction d'accès sur la planète des Bloutchmorks, nous ne pouvons actuellement pas continuer au-delà de ce point. <a name="bloutchmork6">
L'unité de mesure des extraits de Bloutchmorks est la pastille ; par tête en âge de se reproduire on tire entre 12 et 18 pastilles. Les jeunes sont improductifs. On obtient les extraits en réalisant les opérations suivantes : <ol> <li>Tuer l'animal en le plongeant dans un bocal de dioxygène - il supporte pas ça... Il sera tué en moins d'une seconde.</li> <li>Arracher des piquants de la bête. On recommende l'utilisation de tenailles en bec de perroquet, qui vous donnent une force de traction plus importante.</li> <li>Peler la bestiole comme une pêche (c'est vrai, ça a disparu il y a 587 ans) Bref, grosso modo comme une barquette de plats cuisinés autochauffants pour les pilotes de ligne (vous connaisez tous ces merdes infâmes, non ?)</li> <li>Enlever la couche supérieure gélatineuse et la mettre de côté.</li> <li>Laisser couler la matière interstitielle rosâtre et les organes dans une cornue. Laisser reposer.</li> <li>Broyer le squelette et le donner à bouffer à vos bovins si vous voulez les tuer. Comme ça vous n'aurez pas besoin de faire appel à mes services...</li> <li>Faire distiller la gelée interstitielle pour en virer l'eau.</li> <li>Hacher menu la couche supérieure et l'incorporer au sirop obtenu en 7, selon ses préférences : les puristes la réincorporent entièrement, mais d'habitude, elle est diluée à moitié dans de l'huile de vidange de vaisseau (qui n'est pas toxique, rappelons-le : c'est des extraits végétaux).</li> <li>Prendre un bon vieux shaker et mélanger.</li> <li>Faire cuire 5 minute à feu doux, et voilà !</li> <li>Une pastille obtenue ainsi a un cours légal oscillant entre 5 et 15 crédits...</li> <li>Impossible à boire comme ça ! L'explication suit dans l'article des analyses.</li> </ol> Une fois vos extraits obtenus, tous les mélanges sont possibles ! Le plus classique est le Bloutch 77 (les recettes sont numérotées) avec 3 pastilles par litre de mélange final, composé à 50% de limonade, 40% d'eau minérale (extraits de citron optionnels) 5% d'alcool pur et à 5% de curaçao (qui donne sa jolie couleur bleutée) Le goût inimitable du 77 du Bloutch Paradise est dû à l'eau ferrugineuse qu'il contient. Dans les restaurants spécialisés, on propose par exemple le Bloutch-groseille, le Bloutch-mirabelle, le Bloutch-fruit rouges, le Bloutch-alcool à brûler (déconseillé) et le Bloutch-ovin chaud servi uniquement dans les Alpages (me demandez pas pkoi :). <a name="bloutchmork7">
Suite au refus incompréhensible du ministre de la Recherche à ma demande de coopération, j'ai été dans l'obligation de faire les analyses suivantes, portant sur les extraits de Bloutch, par moi-même. Les animaux ayant servi à la fabrication des extraits étaient en bonne santé, et prélevés AVANT leur reproduction. En effet, les animaux ont un métabolisme suractivé après la reproduction, ce qui implique un taux de dioxynes élevé dans leur organisme. Il convient d'étudier séparément les divers constituants, afin de facilement déceler des substances pouvant réagir lors de la fabrication, et devenir dangereuses, ou dont l'effet serait ainsi contré. <h3>1. Couche dermique gélatineuse</h3> Constituée en grande partie de matière Carbone,Hydrogène,Oxygène : quantités importante d'amidon, plus quelques corps gras saturés, le tout enrobé dans un treillis de mucus semblable à de la silicone, mais organique. Ce mucus se révèle être légèrement cancérigène : les dangers de développer un cancer de l'intestin grêle sont 60 % plus élevés chez les buveurs réguguliers, ce qui vous forcera à faire un séjour à l'hopital des soeurs bénédictines de Alvea Okva pour subir une opération duo des nonnes (elles ne travaillent jamais seules) Désolé. <h3>2. Matière interstitielle</h3> Cette gelée est voisine à la lymphe humaine, en plus épais. Les substances y diffusent lentement, en raison de cette épaisseur. Composée principalement d'eau, elle recueille les nutriments tout juste digérés, provenant donc d'algues rouges et les gaz respirés. Le Bloutchmork respire des quantités phénoménales de dihydrogène, qui se retrouve dans la gelée fraîche mais s'échappe dans l'air si on respecte un temps de décantation suffisant après le vidage (1 heure). Des résidus souffrés provenant des vacuoles des algues consommées sont également présents, mais en quantités trop faibles pour être nocifs dans un seul verre de Bloutch. Cette matière contient également un arôme, l'arôme inimitable du Bloutch ! <h3>3. Organes</h3> Le principal organe reste l'intestin, chez le Bloutchmork. C'est une simple surface d'échanges, respiratoires comme nutritifs, et donc composée d'une fine couche de cellules. La présence de levures et de certaines bactéries est inquiétante, car celles-ci peuvent se révéler pathogènes, voire mortelles à haute concentration. Ce risque est généralement évité si l'on passe à l'eau et aux bioantiseptiques la paroi fraîchement prélevée. Ces bactéries survivant à la cuisson, il est tout de même recommandé aux Bloutch bars de procéder à une mise en culture d'une petite quantité des extraits de Bloutcgmorks reçu, et d'aller casser la gueule au fournisseur si des taches vertes apparaîssent au bout de quelques jours sur le bouillon de culture. On ne peut se dispenser de ces cellules : elles produisent une enzyme qui lors de la cuisson dégradera l'amidon en glucose, donnant son goût sucré aux extraits purs (que nous déconseillons de boire, sauf si vous avez beaucoup d'argent et que vous voulez planer pendant une heure. Le "cerveau" du Bloutchmork est l'organe qui donne tout son gôut au Bloutch. Une glande, au niveau de la zone périphérique des lobes visuels (ou présumés tels) produit une hormone ayant des effets sur le système neurologique, le dopant pendant quelques minutes et rendant le consommateur très alerte et en pleine capacités physiques et intellectuelles, mais le faisant tomber dans un état un peu piteux pendant l'heure qui suit. D'où, peut-être, la lenteur caractéristique de ces animaux, et les mouvements incontrolables des sérieusement Bloutchés. Cette drogue, en perturbant l'influx nerveux et les connexions synaptiques, donne généralement de légères hallucinations, en marge du champ de vision (la complexité du cerveau humain, mes chers amis) Cependant, aucun effet nocif n'est apparu chez les 3000 cobayes volontaires à la recherche, et ce quelles que soient les doses absorbées. Ah si ! Une crise de rots incontrôlable le lendemain matin. Un contrecoup, une dernière rébellion du système nerveux. Bref, ça, ça ne craint rien. Cette drogue conduit néanmoins à une accoutumance, qui peut facilement être rompue avec une biopuce secrétant des doses décroissantes, la pratique d'un sport tous les soirs et de la volonté. Par contre, cette hormone, en dopant le système nerveux, lui confère une plus grande résistance à l'alcool dans l'heure suivante. Ca sauvera 95 % de neurones qui auraient été tués sans cette protection. Teneur en alcool : Contrairement à ce que l'on croit, le Bloutch tel qu'il sort de la bête n'est que très peu alcoolisé (une partie du glucose est convertie en alcool et CO<sub>2 </sub>par des levures naturellement présentes sur l'intestin, ou rajouté après le nettoyage de celui-ci) : 2 % ! En revanche, tous les cocktails proposés contiennent de l'alcool. Le Bloutch 77, par exemple, en contient 10.5% en moyenne. Attention : Si vous décidez d'ajouter de la bière à vos extraits, l'hormone re-activera les levures qu'elle contient et les dopera à une vitesse telle que tout le sucre contenu dans le mélange sera converti en alcool en 15 min. Les analyses effectuées ont révélé que les dangers liés au Bloutch sont moindres que ceux liés à l'alcool, car il sauvegarde votre système nerveux (il y a des limites) et n'est pas monstrueusement nocif. Tout au plus nous vous conseillons de vous faire régulièrement suivre par un cancérologue pour votre intestin, et à ne boire que le jours où personne ne sera à côté de vous tôt le matin, par simple respect. Si vous buvez souvent, ne fumez pas : le soufre contenu dans la boisson a de légères répercussions sur le système respiratoire, qui n'entraîneront pas de risques pour votre santé si vous pratiquez du sport et fuyez les clopes... Le Bloutch pourrait même receler de formidables avantages pour les humains si on arrivait à supprimer les effets secondaires de l'hormone : imaginez que tous les citoyens carburent à 100% toute la journée !

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