La vie d'un habitant de Calypso est très éloignée de celle d'un habitant de la très lointaine Terre. Ici la terraformation des planètes, une science balbutiante, n'a toujours pas transformé une planète désolée à l'atmosphère empoisonnée en un paradis pour l'homme. Et ce n'est pas les guerres incessantes qui faciliteront les choses.
Donc la vie d'un habitant de Calypso, c'est au mieux la vie sous une cloche transparente séparant les cités des gaz irrespirables, mais c'est le plus souvent une vie passée dans des habitations souterraines pour se protéger de l'attaque des acides, de la chaleur, des astéroïdes ou de tout autre météore. Tout ceci ne serait pas très supportable si il n'y avait ces nombreux jardins qui recréent à une petite échelle la vie sur Terre mais aussi le Réseau avec ses mondes virtuels. Le jardinage est de fait un art très estimé dans Calypso, au moins à Res Publica, et certains jardiniers ont été très célèbres (par exemple le défunt jardinier du Sénat, Nicolas). La création de mondes virtuels en est un autre. Les plus célèbres sont bien sûr ceux de Musées comme le Musée Ecologique d'Oldée, ainsi que ceux d'institutions fédérales comme le Sénat ou l'Assemblée.
A l'intérieur de ces cités très automatisées, où grouillents le nanomachines de réparation, prêtes à réparer toute défaillance du système de ventilation, on se déplace en métro mais aussi en véhicules électriques, surtout pour le transport de marchandises. Dans les plus grandes cités on y trouve même des autoroutes qui satisfont l'individualisme des habitants. Ainsi il se rend sur le lieu de son travail, dans les usines, dans les laboratoires, dans les astroports... Les astroports sont bien sûr le centre vital de toute république, puisque c'est de là qu'arrivent les ressources en provenance de lointaines bases minières, mais c'est aussi là qu'est installé le gigantesque centre de communication qui assûre la cohésion de la fédération.