Le réalisateur a utilisé de l'images de synthèse au service d'un film dans le style fin des années quarante, inspiré par les comics style Flash Gordon ou, pour prendre une référence plus européenne, Black et Mortimer (qui était inspiré du premier). On trouve donc des robots géants, un savant fou, un héros sans peur et une reporter audacieuse qui se ballade pendant tout le film en tailleur avec hauts talons et une coiffure impécable.
L'histoire est ultra-basique et prévisible, avec des pointes d'humour par ci par là, mais c'est évidemment ce qu'on attendait du film, il serait donc idiot d'en faire un reproche comme dans certaines critiques qu'on aura pu lire. Le tout c'est d'en faire quelque chose de prenant, avec une bonne mise en scène, un bon montage et de bons acteurs, et à mon avis c'est réussi. C'est tout à faire dans le genre Indiana Jones, par exemple.
L'image, c'est donc de la très bonne image de synthèse avec des acteurs intégrés dedans. L'intégration aurait pu être médiocre si le parti pris n'avait été de reproduire une atmosphère ancien film, avec un pseudo noir et blanc et un éclairage saturé et surréaliste. Cela, plus certains plans inspirés des affiches de l'époque (surtout au début du film), donnent une atmosphère tout à fait originale. En plus de permettre une image très travaillée, la technique permet évidemment des décors grandioses et des machines impressionantes. Youpi.
Un film à voir. En plus c'est bien, il y a de bonnes chances que vous soyez à peu près seuls dans la salle, vu le succès qu'il rencontre (par contre il faudra se dépêcher avant qu'il ne disparaisse des écrans).